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LA GRANGE AUX BELLES

«Nous n'avons pas la prétention de faire de grand vin !
Nous produisons des vins à notre goût, des vins singuliers.»

HISTOIRE D’HOMME :
solo, duo, trio

En 2004 Marc Houtin crée la Grange Aux Belles et s’installe en Anjou. Il abandonne une carrière dans le pétrole et fait « le grand saut ». Passionné par le vin et les vignerons, il obtient son diplôme national d’œnologie à Toulouse après plusieurs stages effectués notamment au château d’Iquem. Il rachète alors un vignoble de 12ha principalement situé dans les coteaux de l’Aubance. Il a alors 8 ans en années bissextiles. Eh oui Marc est né un 29 février.

Au début une grosse partie des raisins est destinée à la coopérative de Brissac. En parallèle, il commence à vinifier certaines parcelles, les premières cuvées voient le jour et font déjà des émules. Grâce au grand millésime 2005, Marc commence à produire principalement des vins d’AOC, une forte proportion de chenin blanc liquoreux et quelques rouges. Une gamme se dessine. Les deux premiers millésimes sont encourageants mais arrive 2006. Les vendanges sont assez compliquées, Marc est seul avec ses doutes. Il cherche un associé pour l’épauler et développer le domaine. La mécanisation est alors faite par les frères Lebreton. Dès lors il faut aller plus loin pour maitriser tout le processus !

Marc rencontre Julien Bresteau en 2004 alors stagiaire au Domaine de Montgilet. Le courant passe tout de suite entre eux. Julien étudie le vin depuis ses 15 ans et passe son temps à bourlinguer dans plusieurs régions viticoles. Il vient de temps en temps vendanger, tailler chez Marc pour l’aider. Ils deviennent amis. Rapidement Marc propose à Julien de s’associer. Julien démarre alors un contrat de parrainage en 2007 et s’associe le 1er janvier 2008 : L’Earl LA GRANGE AUX BELLES est créée ! Julien a 26 ans.


De lourds investissements sont à prévoir. Il faut passer à la vitesse supérieure. La cave est peu fonctionnelle : les vins sont vinifiés dans un ancien garage automobile à Murs Erigné. L’inventaire du matériel agricole est rapide : un vieux tracteur fiat, quelques seaux et des sécateurs, un vieux camion, une clef à molette (on a toujours besoin d’une clef à molette).

Une petite cave est construite plus proche des vignes, beaucoup d’outils sont achetés. La totalité de l’entretien mécanique du vignoble est désormais assurée par  les deux compères qui foncent tête baissée et se convertissent à l’agriculture biologique. Ce passage est pour eux le seul moyen de faire du bon vin. Au passage des liens se tissent avec beaucoup de néo vignerons bios de Loire, beaucoup d’échanges. Une visite au Clos Tue Bœuf bouleversera leur idée du vin !

Premier coup dur le gel en 2008, le mildiou ravage le reste. Les rendements sont catastrophiques.

Les investissements en cours étranglent le domaine. Les deux compères font appel à Rémi Fournier « restaurant Chez Rémi », un ami, pour mettre des billes dans le capital et sauver les meubles. Les deux vignerons repartent de plus belle, droit devant.

A cette même époque ils font la rencontre de Gérald Peau, alias « Jesse » qui est le premier barman du mythique « Cercle rouge » à Angers. Il y découvre ce petit monde du vin naturel et se passionne pour ce mouvement « underground ».

Avant ça il enchaine les missions d’intérim et tente de vivre de la musique. Il vient de temps en temps nous aider à travailler et a le désir de comprendre notre quotidien. Il passe du temps également chez Benoit Courault.

En 2009 les vignes sont à genoux. La conversion biologique a engendré de gros problèmes de vigueur  dans les parcelles, elles ont faim. Nous prenons le taureau par les cornes et du temps pour nous former à la méthode Herody. Le résultat est visible dès la première année. La structure des sols change. Les vignes passent un cap. Il faut désormais repenser l’apprentissage d’un parcours classique.

Entre temps la gamme s’étoffe, d’année en année, des nouvelles cuvées, parfois éphémères. De plus en plus d’acheteurs s’intéressent à notre travail ! Après une année en tant que saisonnier Gérald est embauché en CDI en 2011. Rapidement nous lui proposons de rentrer dans la société.

Grâce à lui nous pouvons aller plus loin. Nous arrachons et replantons beaucoup de vignes. Nous le formons à nos méthodes de travail, il nous apporte sa rigueur et on se marre bien. Sa fraîcheur nous permet également de nous poser moins de questions sur la dégustation du vin. Sur certaines phases inhérentes à notre démarche.

En 2012 enfin nous apportons nos derniers raisins à la coopérative. Nous démarrons un projet colossal sur l’un des  grands terroirs du Maine et Loire. Nous défrichons intégralement un coteau de 2 ha « la roche de murs » à Murs érigné. Un endroit exceptionnel où nous plantons plusieurs sélections massales de chenin. La première barrique est prévue pour 2016.  

En 2014 nous sortons des AOC suite à un contrôle dans les vignes de l’ASSVAS. Nous avons beau expliquer notre démarche, nos spécificités, notre marché. Nous sommes face à des institutions industrielles qui défendent le glyphosate, les molécules, la chaptalisation, les machines à vendanger. Dialogue de sourd nous claquons la porte. Mais pas à clef !!!!!  le cabernet d’anjou a ruiné l’image et la qualité de notre région.
 

Gérald est chaud bouillant, il passe sa Validation d’acquis par l’expérience, suit des formations afin d’obtenir les prêts JA. Avec lui nous pouvons envisager de nouveaux projets. Une petite extension avec une petite cave enterrée et un stockage, un programme d’arrachage et de plantation sur 8 ans en conservant les mêmes surfaces, toujours améliorer la qualité, prendre du plaisir et en donner. Après cinq années à nous épauler, le 1er janvier 2016, il devient le troisième associé de l’EARL.

Au domaine rien n’est figé ! Les 3 vignerons tentent de nouveaux projets, des nouvelles techniques, d’autres cuvées.

L’aventure continue… 

 

LES VIGNES

Les 15 ha sont répartis sur 5 communes dans l’aire d’AOC Coteaux de l’Aubance. Soulaines sur Aubance, Vauchrétien, Saint Melaine sur Aubance, Juigné sur Loire, Murs Erigné « la roche de murs ». L’encépagement est assez varié : chenin, grolleau, cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d’aunis, gamay .

 

Le sous sol est entièrement schisteux plus ou moins profond selon les parcelles, la partie superficielle est souvent limoneuse voir argileuse dans certains coins. De manière génerale le stress hydrique y est très important. Le climat y est océanique protégé par les mauges, le choletais, la forêt de Beaulieu c’est une enclave qui subit en général peu de précipitations.

 

La totalité du vignoble est certifié en agriculture biologique depuis 2011 ( la conversion fut entamé en 2008). Nous travaillons nos sols avec différents outils en respectant les principes Herody. Nous apportons de la manière organique ( fumiers , semis de légumineuses ). Nous utilisons du cuivre, du soufre mais également nos tisanes en début de campagne ( orties , prêle , bourdaine ). Nous recherchons un équilibre dans les vignes qu’a priori nous n’atteindrons jamais ! Si quelqu’un prétend avoir la solution méfiez vous c’est un menteur !

 

Les vignes sont assez agées en moyenne 40 ans ( une parcelle de grolleau date de 1936 ). Le vignoble tend à rajeunir d’ici 2025 environ 40% du vignoble aura été replanté avec principalement des sélections massales dont certaines greffées à l’anglaise. Un travail de fond pour améliorer la diversité et vaincre certaines pathologies.


Nous pratiquons trois types de taille ( guyot simple, gobelet, cordon de royat ) nous respectons les trajets de sève au maximum. Notre spécificité de taille est inspirée du guyot poussard.

 

Tous les sarments sont brulés à l’aide d’une brulette à sarment pour éviter de laisser des extraits végétaux sur les sols. Ces derniers gênent le développement des micro-organismes nécessaires à la minéralisation.

 

Durant la taille nous en profitons pour rajouter des tuteurs, piocher les parcelles, faire du recépage. Notre temps de taille à l’hectare est donc assez élevé.

 

Ce travail minutieux au quotidien est le seul moyen de produire les vins que nous attendons. Il évolue depuis de nombreuses années pour être plus précis.  

 

Nous ne pratiquons pas de négoce car nous avons  à cœur de produire tous les raisins que nous vinifions. Néanmoins en 2016 vu les rendements  nous avons acheté un peu de raisin en bio (évidemment) , que nous avons ramassé nous mêmes (évidemment). Nous espérons ne plus avoir à faire de négoce !

Mais nous avons dejà dit ça l'année dernière...

 

Les rendements en moyenne doivent être compris entre 30 et 35hl/ha  en dessous c’est compliqué  

 

LE VIN

De la petite à la grande cuvée, il n’y a aucun compromis sur la qualité ! Nous recherchons la finesse dans les jus.

Tous les raisins sont ramassés à la main, triés sévèrement sans pourriture grise ou noble . Les raisins sont transportés à la cave en caisse de 20 kg afin de ne pas les écraser. ( pas de hotte , pas de benne à vendange ). Sur les blancs nous les ramassons par tris successifs. Si le millésime le permet nous passerons jusqu'à 5 fois.

Les raisins sont encuvés et décuvés sans pompe à marc ! Nous utilisons nos caisses à vendange pour décuver.

Ces précautions nous permettent de ne jamais sulfiter les jus durant la récolte et la vinification. Si cela part en sucette nous nous autorisons à utiliser entre 5 et 10mg/l durant la fermentation. Si la tenue à l’air est bonne le vin sera sans sulfite ajouté du début à la fin. Néanmoins c’est le millésime qui prend la décision ! La plupart des vins de printemps sont sulfités à la mise en bouteille. La plupart des vins mis en bouteille ont des soufres non quantifiables <12 mg/de SO2 libre ,< 25 mg/l de total. Nous travaillons en étroite collaboration avec un laboratoire pour le suivi analytique des VINS .

Nous utilisons les levures indigènes issues de nos vignes, nous n’ajoutons pas de sucre. Parfois en cas de carence azotée, nous ajoutons de l’azote en début de Fermentation.

Les macérations en général sont très courte. Nous recherchons une finesse subjective « pour que y'ai rien qui gêne ».

Tous les blancs sont fermentés en barrique de 1 à 10 vins. Les barriques sont sélectionnées avec la plus grande attention. Nous souhaitons l’apport du contenant et non un aromatisant. Les tonneliers sont principalement tonnellerie de l’ ADOUR et STOCKINGER.

La totalité des vins sont mis en bouteille stable. < 1g/l de glucose fructose et malo complète . Si ce n’est pas le cas il y aura filtration  pauvre en germe par les établissements Brault qui mettent tous nos vins en bouteille pour plus de précision.    

LES CUVEES

ROUGES

LE VIN DE JARDIN

LE VIN DE JARDIN

100 % grolleau
Vendange entière
Elevage fibre de verre
Mise en bouteille printanière

LA CHAUSSEE ROUGE

LA CHAUSSEE ROUGE

Cabernet sauvignon, cabernet franc, grolleau ( en général 70 % cabernet , 30% grolleau )
Vendange entière
Elevage en fibre de verre
Mise en bouteille printanière

BRISE D’AUNIS

BRISE D’AUNIS

100% pineau d’aunis
Vendange égrappé en cuve béton
Elevage fibre de verre
Mise en bouteille printanière

LE 53

LE 53

100 % Cabernet franc (53 il s’agit de la date de plantation )
Vendange égrappée en cuve béton
Elevage fibre de verre
Mise en bouteille au début de l’été ( bon potentiel de garde )

PRINCE

PRINCE

100% cabernet franc ( la plus belle parcelle de cabernet du domaine )
Vendange égrappée en cuve béton
Elevage en fibre de verre
Mise en bouteille en septembre ( grand potentiel de garde )

LA NINA

LA NINA

100% gamay (grand terroir)
Vendange égrappée en cuve béton
Fermentation élevage en barrique
Mise en bouteille en septembre

BLANCS

LES MOYENS DU BORD

LES MOYENS DU BORD

Chenin
Les 1er tris de chenin dans toutes les parcelles
Pressurage direct
Fermentation et élevage en barrique de 5 à 10 vins
Mise printanière

FRAGILE

FRAGILE

Chenin
Tri de raisin jaune doré dans toute les parcelles
Pressurage direct
Fermentation et élevage en barrique de 1 à 5 vins
Mise en septembre

I’VE GOT THE BLOUGE

I’VE GOT THE BLOUGE

Sauvignon
Blanc de macération longue (vin orange)
Fermentation et élevage en barrique
Dernier millésime 2015

PÉTILLANTS

COUP DE BOULE

COUP DE BOULE

Gamay
Pressurage direct
Fermentation en bouteille, élevage sur lattes pendant sept mois
Dégorgement à la volée au Printemps

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Tel : +33 2 41 80 05 72
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